petit motïf
Collection de papeterie Retour du marché
· Coulisses · 3 octobre 2026

Aux origines de petit motïf

Il fallait bien commencer ce journal quelque part. Alors autant commencer par le début : les six mois qui ont transformé une envie de dessiner en studio de motifs.

De mars à août 2026, j'ai suivi L'école en ligne de la création de motifs de Pauline Arnaud : six mois d'accompagnement, pas à pas. J'y suis entrée avec quelques motifs dans mes carnets et l'envie d'en faire une vraie activité. J'en suis sortie avec un style qui commence à me ressembler, des collections, et petit motïf.

Pourquoi je me suis lancée

Mon métier, c'est le web. Je conçois des sites depuis des années, en agence puis à mon compte. J'aime ça, mais il me manquait quelque chose de plus sensible : des couleurs, des histoires, des images qu'on a envie de garder.

J'ai découvert la création de motifs en 2018, en lisant une interview sur le métier de designer textile. Intriguée, j'ai suivi tous les cours de Bonnie Christine sur Skillshare. Peu de temps après, je suis tombée sur la formation de Pauline, avec une idée en tête : un jour, je la suivrais.

Puis la vie professionnelle a repris le dessus et j'ai laissé la pratique de côté, sans jamais cesser de suivre le travail des designers et des studios que j'admirais.

Cette année, le rêve s'est réalisé.

J'avais besoin d'un cadre, de connaissances plus solides et de pratique : comprendre comment fonctionne ce métier, pour qui l'on crée, et comment un dessin devient un tissu, un papier peint ou un carnet.

Six mois, dix modules et un challenge par mois

La formation avance par modules, chacun accompagné d'un workbook à remplir. On y parle technique, bien sûr, mais aussi style, collections, tarifs et droits d'auteur. C'est une formation au métier autant qu'au dessin.

Chaque mois, Pauline lance un challenge créatif à partir d'un brief, comme le ferait un client. Les meilleurs rendus sont sélectionnés puis soumis au vote sur son compte Instagram. C'est à la fois stimulant et un peu intimidant : on montre son travail, on voit celui des autres, on apprend à tenir un délai.

J'ai eu la joie de remporter deux de ces challenges. Et comme je peux encore y participer pendant six mois, j'espère bien revivre ces petites victoires. On croise les doigts !

J'ai suivi tout cela en parallèle d'un emploi à temps plein. Certains modules ont donc été faits le soir, d'autres le week-end. Mais quand on est motivée et passionnée, rien n'est impossible !

Ce que j'en retiens

Un motif raconte quelque chose. C'est ce que j'ai compris en premier sur mon propre travail. Je n'arrive pas à dessiner du purement décoratif. Il me faut une scène, un souvenir : les étés à Noirmoutier, une table d'apéritif, les rosiers de ma maman.

L'imperfection est un choix. Je crée surtout en numérique, sans m'y limiter, et je tiens à ce qu'on sente le geste : une texture, un trait qui tremble un peu, une composition qui respire.  C'est justement ce qui fait le charme d'un dessin.

Un motif est aussi un produit. Un beau dessin ne suffit pas. Il doit se répéter proprement, tenir à différentes échelles, se décliner en plusieurs coloris et trouver sa place sur un support réel. Penser à l'objet final change la manière de dessiner.

On pense en collection. Un motif phare, des coordonnés, une palette, une histoire commune. C'est ainsi que sont nées « Vacances à la mer », imaginée comme un patchwork de cartes postales, et « Retour du marché », avec ses légumes d'été renversés sur la table.

Le métier a son calendrier. Les marques travaillent avec douze à quinze mois d'avance. Dessiner l'été en plein hiver fait partie du jeu.

De la formation au studio

Au fil des modules, les questions ont changé. Je ne me demandais plus « comment dessiner un motif », mais « pour qui, et comment le proposer ». C'est là que petit motïf a pris forme.

Le nom dit l'essentiel : de petites scènes du quotidien, et un tréma emprunté à mon prénom. Le studio crée des motifs figuratifs et colorés pour la papeterie, la décoration et la mode, proposés aux marques sur catalogue ou en licence.

Mon parcours dans le web, que je croyais sans rapport, s'est révélé utile. Cadrer un projet, comprendre un brief, livrer des fichiers propres : ce sont les mêmes réflexes.

Et maintenant

La formation est terminée, le travail commence. Le catalogue s'étoffe, les collections se complètent, et ce journal servira à en montrer les coulisses : la naissance d'un motif, un brief, une palette, un essai raté parfois.

Merci à Pauline pour ces six mois, et à celles qui ont partagé la promo ❤️

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